Les Rencontres Internationales du Cinéma de Patrimoine de Vincennes n’auraient pu voir le jour sans le soutien de la Municipalité de Vincennes, ni sans les professionnels du monde du cinéma qui participent à leur succès, mais une telle entreprise ne serait pas réalisable non plus sans l’intervention de nombreux bénévoles, pour la plupart cinéphiles et pour certains passionnés dans l’âme.

Parmi ceux-ci, nous souhaitions rendre un hommage particulier à Georges Bruneau, collectionneur invétéré et grand amoureux de la chanson française.
Vincennois depuis les années 1960, à l’époque où « il y avait encore 5 ou 6 cinémas à Vincennes », il est bénévole depuis la 1ère édition des Rencontres. C’est un fidèle sur lequel on peut compter pour ses connaissances et son importante collection de films musicaux. Les caractéristiques de chaque pièce qu’il possède sont notées sur des fiches ; il en connaît par cœur l’année de création, les noms des acteurs et la durée des séquences musicales principales.
Cette passion est née en entendant chanter Tino Rossi, son idole durant des années, dont il a vu tous les films. Sa collection est tellement riche qu’il a même prêté certaines de ses bandes à Pathé Marconi, la maison de disques de Tino, pour des rééditions.
Cette année, Georges Bruneau – dit « Jojo » – a préparé la bande imagée et sonore qui sera projetée en 16 mm, le dimanche 31 janvier à l’hôtel de ville, rendant hommage aux guinguettes et à « L’âge d’or du cinéma français ». Le public aura ainsi le privilège de découvrir ou revoir des séquences de films de l’époque, dont la plus ancienne date de 1932 et dont « Jojo » s’amuse à dire : « elle est plus vieille que moi ! ».
Amoureux des chefs d’œuvre cinématographiques et de leurs acteurs en noir et blanc « qui eux, ne vieilliront jamais », il parle avec nostalgie des temps anciens, des films qui restaient durant 2 ans à l’affiche, des vieilles bobines et de la qualité des matériaux de l’époque. « Aujourd’hui, dit-il, la durée de vie des films sur les supports numériques ne dépassera pas 30 ans, alors que les films enregistrés autrefois en 35 mm ont une durée de vie de 100 ans ! »
Toute l’équipe du festival remercie chaleureusement Georges Bruneau pour sa gentillesse et son dévouement.













